L’exil

Vidéo – durée 13’30“

L’œuvre explore la typographie comme matière en mouvement, au-delà du langage et de la lisibilité.
Des mots surgissent lentement de la profondeur de l’écran, s’avancent, se multiplient, se superposent jusqu’à former une masse dense, mouvante, presque organique.
Ce déplacement du texte vers la surface transforme la lecture en expérience perceptive.
Les caractères cessent de signifier pour devenir formes, rythmes, forces.
Le flux typographique agit comme une foule qui avance, s’étend, se heurte à ses propres limites.
Progressivement, la prolifération des signes engendre son propre effacement. L’écran se sature, se noircit. Le langage, trop présent, s’abolit dans sa propre intensité.

Ce basculement final — du visible au noir — marque la disparition du sens au profit d’une présence pure : celle du signe devenu corps, matière, respiration.